Equipements

EQUIPEMENT INDIVIDUEL

L’ARC : Descriptif

Choisir son arc

Rapport allonge (flèche) et Grandeur d’arc

NB : Ces évaluations sont approchées, elles dépendent aussi des données du facteur d’arc

Quelle que soit la forme de tir l’allonge (l’extension optimale) est ainsi mesurée.

Pour  préparer des flèches à bonne longueur, on ajoute trois pouces environ à la mesure d’allonge, selon la flexibilité de la flèche en sortie d’arc (paradoxe de l’arc).

Le choix des éléments constituant une flèche, dépend de plusieurs paramètres :

> Le matériau du fût, son diamètre, sa longueur.
> Les dimensions de l’empennage.
> La masse de la pointe.

NB : La texture et le nombre de brins d’une corde d’arc, dépendent de la puissance de celui-ci à l’allonge de l’archer. Les cordes tressées sont différentes des cordes d’arcs modernes, pour autant on peut utiliser ces dernières en dépannage.

PROTECTION DU POUCE DE CORDE…

Dans l’art martial que j’enseigne le « GONG DAO » (la « VOIE DE L’ARC ») ou art traditionnel ritualisé du tir à l’arc de cours en CHINE, on a utilisé trois  principaux systèmes:

> L’anneau de pouce
> le « doigtier » de pouce
> La « bague de pouce »

Ces trois procédés sont à la fois des protecteurs de pouce et des « standardisateurs » du lâcher d’échappement.

En ce qui me concerne j’ai utilisé avec succès les trois systèmes (y compris le gantelet de Kyudo pour le Kyudo bien sûr!)

  • L’anneau de pouce est le moins confortable d’utilisation, si la corde est placée en amont de celui-ci. C’est certainement à cause de cela que leur forme à évoluée (anneaux à gorges). Cependant l’échappement est sûr.
  • Le doigtier de pouce (en cuir) dont la découpe puis la mise en forme rappelle la bague de pouce. Il est d’une utilisation simple et très formatrice quant au processus du lâcher avec le pouce. Mes étudiants commencent tous avec ce type de protection.
  • L’un des choix qui prévaut avec l’anneau de pouce, demeure la bague de pouce. Elle est encore aujourd’hui utilisée en tir à l’arc traditionnel Coréen et Mongol.

Tout paraîtrait fort simple si l’on pouvait passer outre un certain nombre de paramètres fondamentaux. Ainsi la fabrication de ces « prothèses » doit tenir compte de la latéralisation de la flèche selon les pratiques traditionnelles. Ensuite il est impératif d’adapter l’objet au pouce de l’archer. D’autres paramètres tiennent à la configuration selon certains principes très importants, de l’objet (angles, épaisseur, hauteur, matériaux, etc). Bref la qualité de la technique de tir, son efficacité en dépendent plus qu’il n’y paraît. A cet égard, ancien compétiteur de haut niveau, j’en sais quelque chose lorsqu’il s’agissait de se préparer une « palette »!

Il serait beaucoup trop long de développer ici ce qui précède, et les bonnes raisons qui faisaient que les Maîtres anciens tenaient à dissimuler leur « décocheur » ne me surprennent pas. J’ai découvert leurs secrets, et en dépit des apparences, rien n’est évident en tir à l’arc, à fortiori dans le domaine du « KŪNG DAO ».

PROTECTION DU BRAS D’ARC

Une protection qui a une grande importance sur deux points majeurs : c’est le « protège bras » d’arc.

Le premier point est que le « protège bras », lorsqu’il est touché par la corde au moment son l’échappement, montre qu’il y a soit:

  • Un problème de technique d’archer.
  • Un problème d’épaisseur vestimentaire
  • Un problème de « band » (V.Kyudo)

Le second point, découle du premier. En effet le va et vient de la corde après le décochage de la flèche, fouette douloureusement le bras sans protection.

Un arc bien réglé, et une technique bien comprise éliminent les problèmes, cependant mieux vaut conserver cette protection. Le « protège bras » ne doit pas être trop épais et sa matière assez glissante pour ne pas, en cas de frottement, freiner la corde.

A noter que cette protection n’en exclue pas de plus complètes, concernant les archers aux articulations de coude dites « hyperlaxes ». Pour les archères le port d’un plastron classique, près du corps, réduit les problèmes de passage de buste. (le plastron est plus aisé d’emploi qu’au Kyudo)

NB : Les problèmes de blessures au pouce de main d’arc, au passage de l’empennage, sont dus à un réglage de point d’encochage sur la corde et au positionnement de la main d’arc sur la poignée d’arc.

EQUIPEMENT ESPACE DE TIR

« L’ESPACE DE LA VERTU » Les lieux de pratique et les coûts d’équipement posent souvent des problèmes insurmontables. S’agissant des espaces de pratique du tir à l’arc, dans la Chine ancienne, les Cérémonies du Tir à l’Arc, avaient lieue souvent en extérieurs compte tenu des distances de tir (minimun 60 « pas »). Une large estrade surmontée d’un toit ou d’un auvent abritait les tireurs, les buttes de tir et autres mobiliers n’étaient pas abrités. Moins souvent, les tirs se tenaient sous abri complet.

Aujourd’hui les difficultés sont souvent insurmontables pour trouver une implantation de dimensions équivalentes à celles du passé. Il aura suffit d’extrapoler le rapport distance de tir – dimensions de cible, pour pouvoir exercer le tir rituel en salle à une distance de vingt-cinq « pas » (25m) sans en dénaturer le caractère traditionnel. Dans cette configuration, les règles de sécurité sont mieux maîtrisables.

Quant aux équipements mobiliers, il est tout à fait possible de les concevoir aisément stockables, transportables, et mis en œuvre rapidement (voir photos au « Daojian » de Montlouis sur Loire 37). Il faut distinguer, les buttes  de tir sur lesquelles on appose une cible, et les cibles elles-mêmes. Aujourd’hui il est très facile, avec ce qui existe par ailleurs en tir à l’arc de se fournir en matériel, et d’en faire usage à des coûts extrêmement réduits (v. photos).

Cette butte sert lors des pratiques d’entrainement.

NB: La cible est reprise dans un blason « FITA » usagé, car seuls sont pris en compte les impacts à l’intérieur du cordon noir.